Photos d'itinérances

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La traversée des Pyrénées par la Haute Route, voici les photos commentées, le long de cette traversée.
Équipé d'un sac variant de 15kg à 8kg, je suis parti à pied et en autonomie traverser la cordillère avec eau, nourriture pour 5-8 jours, sans aucune expérience dans le domaine (longue randonnée en autonomie) et sans but, parfois accompagné et parfois seul.

Je n'ai pas fait cette traversée d'une traite, voici le découpage :
* Hendaye à La Pierre Saint Martin — 7 au 13 juillet 2013 (avec Tom)
* La Pierre Saint Martin au Col du Somport — 11 au 13 août 2013 (avec Tom)
* Col du Somport à Pont d'Espagne — 11 au 15 août 2015 (avec Tom et Marianne)
* Pont d'Espagne à Salardù — 1 au 7 juillet 2017
* Salardù à l'Hospitalet-près-l'Andorre — 30 juin au 4 juillet 2018
* L'Hospitalet-près-l'Andorre au Col du Pethus — 11 au 15 août 2018
* Col du Pethus à Banyuls-sur-Mer — 29 et 30 décembre 2018

J1
J1
Première journée :

Étape 0, Hendaye vers les hauteurs d'Ibardin et le col d'Osin. Départ 2h, arrivée 8h !

J2 — Étape 1
J2 — Étape 1
Seconde journée :

Première journée de marche, départ du col d'Orin à la recherche d'eau pour se laver et dormir !

J3 — Étape 2
J3 — Étape 2
Troisième journée :

Deuxième journée de marche, départ du pont inconnu vers les hauteurs d'Elizondo !

J4 — Étape 3
J4 — Étape 3
Quatrième journée :

Troisième journée de marche, départ des hauteurs d'Elizondo vers un abreuvoir dans les hauteurs des Aldudes !

J5 — Étape 4
J5 — Étape 4
Cinquième journée :

Quatrième journée de marche, départ des hauteurs des Aldudes en direction du refuge non gardé Azpigiko Aterbea en passant pas loin du Lindus.

J6 — Étape 5
J6 — Étape 5
Sixième journée :

Cinquième journée de marche, départ du refuge non gardé Azpigiko Aterbea vers le pied du pic d'Orhy.

J7 — Étape 6
J7 — Étape 6
Sixième journée de marche, départ du pied du pic d'Orhy vers la cabane d'Ardane en passant par l'Orhy et Port de Larrau.

J8 — Étape 7
J8 — Étape 7
Septième et dernière journée de marche, départ de la cabane d'Ardane et arrivée au bord de la route après La Pierre Saint Martin

J9 & J36
J9 & J36
Mini étapes de transition avec de l'auto-stop et un peu de marche pour nous retrouver sur la HRP. L'itinéraire suivant correspond à la marche de remise en route du 36ème jour

J37 — Étape 8
J37 — Étape 8
Huitième étape, première de ce tronçon, en partant de La Pierre Saint Martin vers les cabanes d'Ansabère en passant par le col des Annies et le pla de Sanchèse.

J38 — Étape 9
J38 — Étape 9
Neuvième étape, seconde de ce tronçon, en partant des cabanes d'Ansabère Pour arriver au refuge d'Arlet en passant par le col de Pau

J39 — Étape 10
J39 — Étape 10
Dixième étape, troisième et dernière de ce tronçon, en partant ddu refuge d'Arlet pour finir vers les Forges d'Abel. Nous avons fait des détours dans l'hésitation de la fin ou non du périple.

J766
J766
Petite étape pour rejoindre la HRP depuis les Forges d'Abel où nous nous étions arrêtés en 2013. Deux ans plus tard nous y revoici !

J767 — Étape 11
J767 — Étape 11
Onzième étape entre le Col du Somport et la Cabane d'Arrégatiou.

J768 — Étape 12
J768 — Étape 12
Douzième étape, au départ de la cabane d'Arrégatiou vers les lacs d'Arriel.

J769 — Étape 13
J769 — Étape 13
Treizième étape, des lacs d'Arriel au refuge Wallon.

Malheureusement les batteries sont vides, car j'ai oublié l'appareil allumé. Et nous décidons à l'unisson de s'arrêter. La pluie, le froid, et mes préocupations dans ma vie en société y sont pour beaucoup.

J1458 — Étape 14
J1458 — Étape 14
Quatorzième étape, du parking de Pont d'Espagne à la cabane de Sausse Dessus.

Première étape de cette série tout seul, avec pour objectif d'atteindre la Méditerranée (et oui, l'objectif ne change pas !). Longue journée, mais magnifique. La nuit se fera à côté d'une cabane dans un sale état (les moutons l'ont investi), mais très utile car la table est propre et sèche.

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1459 — Étape 15
J1459 — Étape 15
Quinzième étape, de cabane de Sausse Dessus à la cabane d'Estaubé.

Belle journée, avec une courte descente dans la brume fraiche vers Gavarnie, où il fait du bien d'acheter quelques bonnes petites choses à manger, puis longue montée vers la Hourquette d'Alans, en passant par le refuge des Espuguettes (merci pour la méga tartine !). S'ensuit la descente vers le cirque d'Estaubé et sa petite cabane de berger, en bon état. Petit baignade et au dodo !

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1460 — Étape 16
J1460 — Étape 16
Seizième étape, de la cabane d'Estaubé à la cabane de Barrossa.

Encore du beau temps, pour cette longue étape ! Un peu de bitume pour commencer et rejoindre le hameau de Héas, où j'hésite pour prendre un raccourcit introuvable. J'attaque alors la grosse montée vers Hourquette d'Héas en passant par des vallons suspendus déserts. Une fois à la Hourquette, le vent est effrayant et j'enchaine pour trouver un abri à l'ombre pour manger. Le sentier est alors un peu plus touristique jusqu'au à l'emplacement du refuge de Barroude (qui a brûlé). Je continue un peu vers une cabane que j'avais noté : la cabane de Barrossa en Espagne.
La cabane est finalement superbe, et je rencontrerais les premiers HRPistes faisant la traversé d'une seule traite. L'un vient d'Hendaye et l'autre de Banyuls. Ils échangent sur toutes la galères qu'ils ont eu suite à leur départ très tôt dans la saison.

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1461 — Étape 17
J1461 — Étape 17
Dix-septième étape, de la cabane de Barrossa à la cabane d'Añescruzes

Énorme journée, avec beaucoup de pistes et routes ! La descente de la cabane de Barrossa, c'est 4 km de piste, puis 4 km de goudron, on enchaine alors sur 8km de piste pour monter au col d'Urdiceto (accompagné de gros 4x4, en plein soleil). LA descente se fait sur des petites pistes jusqu'à Viados et son refuge. Petit soda et je décole, à bout de forces, trouver la cabane pour m'y mettre à l'abri d'un éventuel orage annoncé. La cabane d'Añescruzes est pas aussi idéale qu'espérée, en fin de vie, mais résistera au vent de la nuit.

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1462 — Étape 18
J1462 — Étape 18
Dix-huitième étape, de la cabane d'Añescruzes au refuge non gardé de Coronas.

Encore une grosse journée, avec près de trois quart du temps sur des pistes ! Après un réveil au sec, petit déj' habituel et petit montée vers le port de Gistain, qui donne sur le refuge d'Estos. C'est un peu escarpé mais ça se fait. Arrivé au refuge d'Estos, c'est une piste qui nous accueille jusqu'au fond de la vallée, où il y a un super camping avec une boutique bien fournie. Je traine un peu puis je force pour attaquer les 4h annoncées de montée sur piste jusqu'au refuge non gardé. Le refuge, au bout de la piste accessible en bus, est dans sont petit cocon, bien tranquille.

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1463 — Étape 19
J1463 — Étape 19
Dix-neuvième étape, du refuge non gardé de Coronas au lac de Rius.

Journée difficile. Départ très matinal du refuge, où ont débarqué en bus un 20aine de personnes à l'assaut du massif de l'Aneto. La montée vers le Col de Vallibierna et très technique, la progression est lente. Je finis par arriver au col et découvre le refuge tout neuf devant moi. La descente n'est pas plus facile, je chute sur un névé, grosse frayeur... J'arrive au refuge mais trace ma route, pour manger à l'ombre, avec les moustiques. Petite montée où mon téléphone se casse (surchauffe due aux panneaux solaires), et longue descente vers l'Hospice de Vielha. Arrivé en bas, je découvre que mon téléphone est K.O. et je décide d'arrêter. Je monte en forçant, vers le lac de Rius pour camper. La montée était de trop, j'arrive complètement dégouté, sous la pluie et sous le vent.

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1464 — Étape 20
J1464 — Étape 20
Vingtième étape, du lac de Rius à Salardù.

Suite aux péripécies de la veille, je me dépèche toute la journée pour rejoindre Salardù assez tôt et envisager d'acheter un téléphone. Le temps est mauvais, il pleut sans cesse (d'où le manque de photos), mais je me dépèche autant que possible et j'arrive à Salardù, mais aucun téléphone en vue. Je prends donc le premier bus pour rentrer sur Toulouse.

Comme vous pouvez le constater, les photos ont disparu, suite une erreur de mon hébergeur que je ne recommande pas : Pulseheberg.

J1820
J1820
Jonction, de Salardu à la source de la Garonne.

Après un départ de Toulouse vers 15h, départ à pied de Salardu vers 18h30, pour rejoindre une cabane situé à la source de la Garonne 2h plus loin. La veille d'une course de VTT, je sentier est très bien marqué, facile, et j'arrive sans problème à cette première cabane, très confortable même si le sommier grince énormément.

J1821 — Étape 21
J1821 — Étape 21
Vingt-et-unième étape, de la source de la Garonne à la vallée de Comamala.

Première étape de cette série, avec un réveil matinal vers 5h30 et un départ 1h après. Ça commence par une longue montée, d'abord facile sur des pistes de ski (sèches évidemment), puis dès le premier lac de Bassives atteint, j'attaque une douce montée en hors sentier facile, puis arrivé au dernier lac, ça se corse avec une montée raide dans la caillasse vers le Tuc de Marimanha. Arrivé au Tuc, la vue est magnifique, et la crête facile jusqu'au Coll d'Airoto. De là c'est compliqué, le Coll est bouché dans la neige, il n'y a pas de sentier, et c'est de la caillasse jusqu'au Collada del Clot de Moredo. Sans mentir, j'ai un peu peur dans ce genre d'endroit, seul, sachant que personne n'y passe ! La descente vers Alos d'Isil se fait en trois temps, d'abord sur sentier, puis sur piste. La fin est chiante, dans une végétaton dense, raide et donc glissante. Mais j'arrive au village vers 15h, où une belle pause est de mise ! Gros plaisir d'être proche de la civilisation, après une journée effrayante et isolé, même si le village est désert. Ça repart, avec d'abord 4km de petite route, puis une montée, sur sentier cairné vers une cabane, qui en fait n'existe pas. Ça sera camping, sur un replas à 1900m environ, au bord d'un ruisseau, et sieste au soleil couchant ! J'aurais la visite de sangliers et de biches, super !

J1822 — Étape 22
J1822 — Étape 22
Vingt-deuxième étape, de la vallée de Comamala à la cabane de la Pleta Palomera.

Réveil 5h30, départ 7h, avec une tente trempée dans le sac, pour commencer avec une belle montée. C'est un peu le stress à l'approche de ces trois cols de la journée, annoncés comme un peu techniques. Malgré la neige dure du matin, le premier col s'atteint assez facilement, mais surprise, de l'autre côté, un solide névé bloque la descente. J'y vais quand même, me faufilant dans une crevasse de 2m de profondeur, entre la neige et la falaise, en désecaladant la paroi, mais c'est long, et pas agréable du tout. Une fois les deux pieds sur la terre ferme, un grosse pause est de mise pour me remettre de mes émotions. Puis c'est reparti, toujours stressé car il en reste deux ! Mais finalement, ça ira mieux, avec de la neige facile à éviter. Je croise un couple de Chinois arrivant de la mer, et la descente vers la cabane d'Enric Pujol se fait bien, malgré l'absence de marquage et les nombreux détours pour éviter les barres rocheuses. À la recherche de réseau GSM, je continue la descente, pour arriver à la Pleta Palomera, où une cabane toute pourrie se trouve, sans porte, avec les vaches autour. Le vent soufflera entre les pierres toute la nuit, projetant des nuages de poussière, inutile de dire que ce n'est pas ma meilleure nuit ;-).

J1823 — Étape 23
J1823 — Étape 23
Vingt-troisième étape, de la cabane de Pleta Palomera à la cabane de Bacello.

Étape de route principalement, avec un départ vers 6h30, pour aller au hameau de Noarre. Les 10km de route annoncé par le topo sont heureusement transformés en 10km de sentier, bien agréable, en douce descente, vers Tavascan. Charmant village, un Coca avalé, et c'est parti pour une longue montée vers le Pla de Boavi, le long d'une piste. Je passe à côté d'un festival, avec des petits yeux qui se réveillent, et je continue ma route. Au Pla de Boavi, c'est une longue montée en plein soleil qui commence, pour arriver à la cabane ruinée de Sellente (le topo a vrai !). Je continue pour passer le col et descendre sur la cabane de Baborte, impeccable. Puis, dans ma recherche de réseau, je continue la descente 1h de plus, pour arriver à la cabane de Bacello, pas terrible mais suffisante. Le lendemain, la météo annonce un sale temps, va falloir forcer encore, alors je m'étire !

J1824 — Étape 24
J1824 — Étape 24
Vingt-quatrième étape, de la cabane de Bacello à la cabane de Serrera

Quatrième jour de marche, assez seul à vrai dire. Malgré la méga journée de la veille, je suis en forme. Départ tranquille en petite descente avant un grand plat, où il y a masse monde prêt au départ pour la Pique d'Estats, grande Catalane ! De mon côté je monte vers le Port de Boet, la montée est longue, facile, avec quelques juments défendant agressivement leur petits. J'arrive au col, d'où la descente est annoncée délicate, mais finalement, sans grande difficulté, grâce à son balisage, mais bien raide. J'arrive alors en France, au fond de la vallée du Soulcem que je connais bien ! La montée se fait en face, sur un bon gros sentier vers le port du Rat. L'Andorre est là, derrière un beau névé que je contourne. Je descends sur la station de ski, mais le self/restaurant ne m'attire pas, alors je trace. Je descends vers El Serrat le long de la route, puis prends la nouvelle route vers Sorteny. Surprise, premier refuge Andorran, et c'est un vrai hôtel deux étoiles, dégoûté, je pousse encore vers la cabane de Serrera, qui se trouve être parfaite, au milieu des fleurs, le ruisseau devant la porte !

J1825 — Étape 25
J1825 — Étape 25
Vingt-cinquième étape, de la cabane Serrera à la cabane de la Jasse de Brougnic.

Superbe nuit dans cette cabane au milieu des fleurs ! Réveil tardif, vers 6h30 pour un départ dans la foulée, un peu effrayé par les orages annoncés par Météo France. Dès le réveil, c'est donc une douce montée vers le collada de Meners, qui se passe facilement, et où une cabane se trouve sur la descente. Descente facile, peu raide, mais rapidement, un choix se propose : le GRP remonte à gauche pour ensuite descendre sur la cabane de Coms de Jan, le topo m'invite à descendre au fond de vallée pour remonter à la cabane, et la carte TOP25 indique qu'un sentier descend en écharpe vers la cabane. Je choisis la troisième option, la plus courte et la plus rapide, mais je comprends vite les deux autres propositions, qui évitent une grosse barre rocheuse par le haut ou par le bas... Je glisse dans ma précipitation, m'ouvre le coude, et tremble... Je trace ma route jusqu'à la cabane, où une pharmacie m'attends, presque périmée, et où il y a énormément de moustiques ! Après une pause donc, je repars pour une montée hors sentier, non cartographiée, qui s'avère difficile à trouver (merci le GPS !). Arrivé sur la crête, à 2450 m, je plonge sur le camping d'Inclès, tout droit, sur le cul, car ça glisse fort. En fond de vallée, épuisé, il n'y a finalement pas de camping. Je fais une petite pause avant de continuer la montée vers le refuge de Junclar, autre refuge andorran 2 étoiles. Une mauvaise bière avalée, quelques infos sur le col à venir, et je trace avant l'orage. La montée vers le col de l'Albe se fait facilement, mais derrière, c'est la France et le versant Nord, encombré de neige. Je descends doucement dans la caillasse, évitant la neige glissant vers les lacs, écoutant à moitié le topo qui ne mentionne pas le nouveau GRT, pour arriver à la couillade de Pédourrés, où le paysage est moins chaotique et plus facile. Je descend jusqu'à la cabane de Brougnic, heureusement non occupée par un berger, où malgré l'absence d'eau, j'ai pu passer une bonne nuit !

J1826
J1826
Dernier jours de la semaine, avant un retour à Toulouse en train. J'ai vraiment bien fait de forcer, avec la purée de poids qui s'est installée. Je descend sûrement pendant 3h, le long du sentier, sans rien voir, mais en croisant bien 8 personnes qui arrivent de la mer, c'est beaucoup plus que mes rencontres de la semaine ! J4arive à l'Hospitalet vers midi, 4h avant le passage du train. J'attends donc dans le froids, avant un retour facile !

J1861
J1861
Remise en route, après un bon mois d'arrêt, avec comme objectif la Méditerranée ! Arrivé en train à l'Hospitalet à 17h40, j'attaque directement une longue montée vers l'étang de Bésines, sans difficulté, où j'arrive sous les nuages, mais où l'eau du lac est parfaite pour quelques brasses, avant une super nuit dans la cabane de l'étang.

J1862 — Étape 26
J1862 — Étape 26
Vingt-sixième étape, de la cabane de Bésines aux environs de Bolquère.

Excellente nuit ! Je plie tout rapidement, en mangeant un mini petit-déjeuner, avant de commencer à monter, en direction du refuge de Bésines. Je le laisse finalement sur la gauche, pour arriver sur le GR10 et continuer la montée, très facile, vers le Coll de la Coma d'Anyell. De là, le sentier descend jusqu'à l'immense étang de Lanoux, où il semble que de nombreuses personnes aient dormi autour de la cabane de Rouzet. La dernière montée de la journée, vers la Porteille de la Grave, se fait rapido, en 40 minutes ! Arrivé au col, belle vue sur la vallée ou la Têt prend sa source, très longue vallée, plate, qui sera longue à suivre, jusqu'au lac es Bouillouses. Pause baignade / picnic obligée, à l'ombre, au bord du lac. De nombreuses personnes sont là, arrivées en navette au barrage. Après cette pause, sous le ciel grisonnant, je repars vers le barrage, à 3km de l'extrémité du lac. Puis je continue suivant toujours le GR10, pour visiter les 4 étangs au Sud des Bouillouses. Arrivé à la Pradella, je découvre une cabane, à 15h, en sale état avec énormément de monde tournant autour : pas du tout le spot idéal. 3 filles faisant le GR10 finissent de me motiver pour reprendre la route et camper plus loin, entre les Bouillouses et Eyne, en Cerdagne. S'ensuit alors 2h de marche, sur piste, ce qui va assez vite. J'arrive vers 17h, épuisé, juste avant Bolquère, où un petit ruisseau coule, idéal pour camper malgré la petite départementale collée. Je plante la tente, bien heureux, car la pluie se met à tomber.

J1863 — Étape 27
J1863 — Étape 27
Vingt-septième étape, des alentours de Bolquère à la cabane de la Porteille de Rotja.

Petite nuit sous la pluie, sous la tente, mais réveil à 6h malgré tout. J'attaque alors la journée avec une petite heure de marche, principalement sur la route, pour traverser Bolquère et arriver au Col de la Perche, où je croise les rails du train jaune. 1h de marche encore, le long du goudron jusqu'au village d'Eyne, départ de la grosse montée de la journée. La suite se fait dans la vallée d'Eyne, où je met le mode escargot en route, pour monter doucement mais arriver en haut tout frais ! La montée se fait doucement, au milieu des marmottes, accompagné par d'autres randonneurs. C'est une belle vallée, un peu longue mais pas trop raide. J'arrive finalement, après 3h de montée, au col d'Eyne, sur la crête frontière. La suite, se fera un peu sous pression, car depuis la crête, on voit très bien les nuages menaçant arrivant ! Je marche donc sur la crête, qui est un régal car très facile mais avec de ces vues :). J'arrive au col de Nou Fonts, ou un pause midi s'impose. Après un bout de fromage et des biscuits avalés, c'est reparti pour suivre la même crête. Je passe le dernier col est commence à descendre vers Ull de Ter, quand l'orage éclate, un coup de chance. Je continue malgré tout la grosse heure de descente, sous la grêle puis la pluie pour arriver au refuge vers 16h. Coca commandé, je demande pour le bivouac, qui est autorisé de 20h à 8h, mais avec ce mauvais temps, je préfère marcher que de rester à l'arrêt à me les geler. Je descends alors à la station de ski, pour remonter vers la Porteille de Mantet. Avant de quitter le ruisseau, c'est un passage toilette et plein d'eau obligé. Je repars donc avec 3L d'eau et propre sur la crête, avec comme objectif la cabane de la Porteille de Rotja. 2h plus loin, j'arrive donc dans cette cabane de crête, en ferraille. Nous serons 5 à y dormir !

J1864 — Étape 28
J1864 — Étape 28
Vingt-huitième étape, de la cabane de la Porteille de Rotja à la maison forestière des Estanyols.

Cette nuit il a fait un bel orage, je suis bien content au réveil d'avoir poussé jusqu'à cette cabane, même si la nuit ne fut pas si bonne, avec une porte claquant en permanence, l'eau s'infiltrant sous les murs et le duvet humide. Mais j'avale mon petit déjeuner rapido, et c'est parti, pour commencer avec une bonne portion de plat, sur une espèce de crête facile, jusqu'à Pla Guillem. De là, la vieille carte que j'ai en main semble dire que je peut monter sur la crête de Roc Nègre, pour couper et arriver directement à la maison forestière des Estanyols, j'hésite énormément, la journée étant longue avec le Canigou au milieu, et ça me ferait gagner les 4h d'aller/retour au refuge de Mariailles. Au bout de 5 minutes, un couple arrive, mais ils ne peuvent pas me renseigner : ils font le Canigou et sont complètement perdu, ils ont marché deux heures dans la mauvaise direction, et doivent revenir en arrière, leur journée commence mal ! Je décide donc de descendre au refuge de Mariailles, qui est fermé et ne me donnera aucun renseignement. Finalement, je vais suivre le topo à la lettre, en passant par le Canigou, j'attaque donc la longue montée, avec une pause devant la superbe cabane d'Arago. De là, je me glisse dans un groupe de Catalans, ça sera plus facile de monter la cheminée avec eux. On arrive donc au pied de la fameuse cheminée 1h30 plus tard, sous le vent et dans un bon brouillard, mais j'y vais. En gros, c'est 100m de dénivelé, très facile mais avec les mains. Arrivé en haut je suis soulagé, en fait le sommet est plat, peu vertigineux, et la descente par l'autre côté à l'air ultra facile ! Je prends une photo, profite des chants indépendantistes Catalans, avant de descendre, rapidement. Trop rapidement même, je me tord la cheville, petite entorse qui me suivra jusqu'à la fin. J'arrive au refuge des Cortalets, où il est possible de camper, mais comme à mon habitude, je préfère continuer à marcher que d'attendre 20h et avoir le droit de déballer la tente. C'est donc 3 petites heures, sur le "balcon du Canigou", un très vieux sentier maçonné, presque horizontal, que je suivrait jusqu'à la maison forestière des Estanyols. J'y arrive vers 19h, mais 4 personnes dorment déjà dans la cabane. J'avale donc mon repas chaud sous la petite pluie, avant de faire mon sac et d'aller me coucher au sec !

J1865 — Étape 29
J1865 — Étape 29
Vingt-neuvième étape, de la maison forestière des Estanyols au refuge des Salines.

Bonne nuit au sec, dans cette cabane, et ce matin, mais chevilles vont bien, c'est une bonne chose. Je prends un petit déjeuner rapide et décolle vers 7h. En 1h j'arrive au Coll de la Cirera, mais tout est bouché. De là, je coupe à la boussole, content d'avoir le GPS, par la crête du Puig de l'Estella, dans la brume. Je finis par arriver à la Tour de Batère, où une éclaircie me permet d'avoir une belle vue sur la Méditerranée ! S'ensuit alors une étape de 4h, pour descendre principalement sur piste vers Amélie les Bains. Arrivé en bas, ma cheville gauche commence à tirer, je fais une pause avant d'attaquer la longue montée vers le Roc de Frausa. Je décolle et avale 400m avant de m'accorder une pause midi. Je continue alors, sur un sentier très peu marqué, pour contourner le Mas Can Felix. J'arrive au Coll de Ric, avec une grosse douleur à la cheville gauche, un bon début de tendinite, mais le Roc de Frausa donne trop envie, alors pas question de le contourner, je monte directement là-haut. La vue est magnifique, dégagée, mais ça souffle ! Je prends mon temps, puis commence la descente vers l'ermitage des Salines. La descente, rapide, est douloureuse, alors j'y vais tout doucement, mais au bout d'une petite heure, j'arrive à l'ermitage, où un restaurant (fermé le soir), me vend une bière, puis je m'installe dans le refuge libre. Toute la soirée, le refuge sera visité par des touristes en 4x4, qui y mangeront, et je n'aurais la paix qu'après minuit.

J1866 — Étape 30
J1866 — Étape 30
Trentième étape, du refuge des Salines au col du Perthus.

Très bonne nuit, mais ce matin, la douleur à la cheville n'a pas baissé pendant la nuit. Je déjeune doucement, et commence à marcher jusqu'au hameau de las Illas, principalement sur piste. De là, j'attaque la très longue piste qui va jusqu'au Perthus, mais en avançant, heure après heure, ma cheville fait de plus en plus mal. 2 km avant d'arriver au col, je me fais une raison, impossible de continuer, même une seule journée, avec cette douleur. J'arrive donc péniblement au col du Perthus, où j'espère trouver un bus, mais c'est le 15 août ! Auto stop jusqu'à Port-Vendres, puis en train jusqu'à Toulouse. Il me faudra revenir pour 2 petites journées !

J2002 — Étape 31
J2002 — Étape 31
Trentième et unième étape, du col du Perthus au refuge Tomy.

C'est re-re-re-parti ! Je descends du train à Argeles sur Mer, de là, la seule option est le stop, mais j'arrive à 11h au Perthus, de quoi me rassurer avec ces nuits qui tombent tôt. Je pars donc, dans la fraîcheur de décembre, pour monter vers le col de l'Ouillat, en suivant le GR10 et en quittant le topo de la HRP. Je me fais quelques petits kiff hors sentier, pour monter les petits sommets de la crête que le GR10 évite toujours par le flanc français. J'arrive alors au refuge de Tagnarède, avec un confort relatif. Le lendemain, j'ai un train assez tôt, alors malgré l'heure, je décide d'avancer pour dormir au refuge Tomy et essayer de profiter de la vue réputée !

J2003 — Étape 32
J2003 — Étape 32
Trentième deuxième étape, du refuge Tomy à Banyuls-sur-Mer !

Dernière petite étape, avec une longue descente hivernale vers la plage, au travers de cailloux et des broussailles. Parfaite pour arriver à Banyuls avant le train, profiter de la vue, des restos, et des caves de Banyuls !